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Le Talisman
Balzac-Beethoven
Mise en scène et adaptation de Françoise Petit
Jean-François BALMER
Le Quatuor LUDWIG
Jean-Philippe AUDOLI, violon
Elenid OWEN, violon
Padrig FAURÉ, alto Anne COPERY, violoncelle
Lumières Hervé Gary
A PARTIR DU 20 MARS 2007
Représentations du mardi au vendredi à 19h
Le samedi à 16h
Prix des places : de 15 à 35 € et 10€ pour les -de 26 ans.
Balzac-Beethoven, deux des plus grands héros de la littérature et de la musique. Deux œuvres monumentales.
Deux destins passionnants où Vie et Art se confondent.
Deux volontés proprement héroïques, deux raisons de vivre vers un objectif
unique : LA CREATION ARTISTIQUE.
Comment extraire de la Comédie Humaine les quelques textes qui puissent révéler l’ampleur du monde balzacien, sa puissance, son imagination et sa poésie en parallèle à celui des quatuors de Beethoven.
Les couleurs de la création balzacienne, sa lumière intérieure, son clair-obscur fabuleux, ses ombres géantes, son émotion poignante, sont également toutes contenues dans la musique du compositeur.
Les faire vivre et entendre sur un même plateau, dans un même spectacle, est le pari ambitieux que se sont donné le Quatuor Ludwig et Jean-François Balmer.
Cinq textes pour retrouver les structures du roman et le mouvement caractéristique du récit : où la vie privée et vie sociale sont entraînées dans le maelström de la passion, force qui est “toute l’humanité“, mais qui détruit l’être qu’elle envahit.
Montée au paradis social ou descente aux enfers dans Paris “la ville aux cent mille Romans“, théâtre où la société se concentre permettant rencontres, carrières, destins (Ferragus).
Sur l’horizon parisien se dressent les grandes figures, qu’elles soient lancées dans cette jungle sociale de la lutte pour la vie (Vautrin), ou détruites dans leur “Recherche de l’Absolu“, qu’il soit la richesse, la puissance, la maîtrise de la matière, l’amour paternel (Goriot).
Ces personnages donnent forme aux plus exemplaires de tous les destins balzaciens.
La méthode de Balzac ouvre deux voies royales : la description - située en préliminaire de l’intrigue - le cadre doit passer avant les portraits dans la théorie des milieux (Pension Vauquer). La philosophie qui explore les causes de la destruction.
Ces deux voies confluent dans ses plus grands romans. “Nous avons à saisir la vie, l’âme, la physionomie des choses et des êtres“.
Ainsi, la “Peau de Chagrin“ fait-elle du talisman de Raphaël, un symbole de la société de 1830 ; ce mythe dominant toute son œuvre, il avertit que l’exigence de la possession et de la durée sont inaccordables.
Le fantastique balzacien ne travestit pas la vérité, il la révèle à qui sait, ou à qui veut bien voir : “VOIR, C’EST SAVOIR“ (Le Talisman).
Françoise PETIT
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