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« Blanc »
une pièce d'Emmanuelle Marie

Mise en scène de Zabou Breitman

avec
Isabelle Carré & Léa Drucker

Violoncelliste Maëva LE BERRE
Composition musicale  Maëva LE BERRE et
Joachim MAZEAU
Décor Jean-Marc STEHLE
Lumières André DIOT
Son Lucien BALIBAR
Assistante à la mise en scène Valérie NEGRE

Avec le soutien de la Fondation Jacques Toja

Résumé :

Toutes les mères meurent, celle-là aussi. Bizarrement ce n'est pas triste... c'est comme ça. Pendant ce temps, les soeurs se parlent, les cigarettes se roulent, les religieuses au chocolat se mangent, et il est hors de question d'appeler un prêtre !

Zabou Breitman et Emmanuelle Marie

***

Le trouble du moment se camoufle dans l’anodin des petites choses de la vie. C’est dans la cuisine que l’on parlera de la mort. Mais le drame est déguisé en papier à cigarette, en histoires d’amour, en querelles anciennes.

« Blanc » est à la fois banale et singulière comme la fin d’une vie qui reste toujours un effarement, le sentiment vague d’une scandaleuse escroquerie. C’est le mélange, ou plutôt la bascule entre ce que l’on voit et ce qui se cache derrière la porte qui m’a tellement bouleversée. C’est ce qui me guide : essayer de rendre compte de la confusion et du quotidien englués dans un temps qui échappe.
C’est l’aspect extra-ordinaire de la pièce d’Emmanuelle Marie.

Dans ce désordre en marche, les deux sœurs attendent la mort de leur mère en se raccrochant éperdument au buffet, aux tiroirs, à l’épluche légumes, au thé, aux cigarettes que l’on roule, aux draps propres ou souillés, au chien qui pisse sur la cabine du téléphone, aux constellations qui portent un nom, quand elles-mêmes ne s’appellent que l’Aînée et la Cadette.

J’ai eu envie de me promener dans l’étrangeté du moment, mais en laissant la vie à sa place parfois toute faite, parce que c’est comme ça, parce que les automatismes la peuple, et que nous serions nus et perdus sans eux.

Comme nous serions perdus dans « Blanc » si l’obscur gagnait la bataille.

Zabou Breitman